Totální realismus (úryvek) / Réalisme total (extrait) – Egon Bondy

Posted on April 14, 2015


Egon Bondy
Totální realismus (úryvek) / Réalisme total (extrait)
traduit du tchèque par Eurydice Antolin

published in The Black Herald, # 5
publié dans le n° 5 du Black Herald

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bondy_egon2Egon Bondy, de son nom civil Zbyněk Fišer (1930, Prague-2007, Bratislava) a été dans un premier temps poète, influencé par Dada et le surréalisme, puis prosateur et essayiste. Il a traduit des textes de Christian Morgenstern, Lao-Tseu et, dans les années 1990, Lawrence Ferlinghetti. Le poème présenté ici marque la première rupture esthétique et poétique de son œuvre. Figure tutélaire de l’underground tchèque, nombre de ses textes sont repris par le groupe de musique « Bigbeat » The Plastic People of the universe et jusqu’à nos jours par d’autres musiciens tchèques proches de la musique expérimentale (le défunt groupe Čvachtavý Lachtan et le musicien Tomáš Vtipíl, par exemple). Il a influencé le prosateur Bohumil Hrabal qui, de son propre aveu, s’est inspiré de son réalisme total pour écrire, en 1952, la prose totalréaliste Jarmilka (Traduction de Benoît Meunier et Jean-Gaspard Páleniček, L’esprit des péninsules, 2004). Dans les romans de Hrabal, Bondy devient un personnage omniprésent, souvent introduit par l’épithète « mon ami le poète Egon Bondy ». Menant une vie de vagabondage et de trafics, entretenant une relation aussi sensuelle qu’intellectuelle avec Jana Černá (Krejcarová), fille de Milena Jesenská et du poète Jaromír Krejcar (Voir Jana Černá : Pas dans le cul aujourd’hui, traduction de Barbora Faure, La contre-allée, 2014), il décide, après la séparation du pays en république tchèque et Slovaquie de « s’exiler », pour reprendre son terme, à Bratislava où il meurt en 2007, ayant mis le feu à son lit en fumant.

Du même auteur :

Journal de la fille qui cherche Egon Bondy, traduction de Marcela Salirova-Bideau, URDLA, 2004.

http://www.radio.cz/fr/rubrique/literature/egon-bondy-homme-paradoxe

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Eurydice Antolin, traductrice du tchèque, a étudié à l’Inalco (Paris) et à l’Université Masaryk de Brno. Parmi ses traductions, une nouvelle de Ludvík Vaculík L’Espresso de Můstek dans le recueil Nouvelles Pragoises (L’Esprit des péninsules, 1999), le roman de Božena Němcová, Babitchka, (Grand-mère, éd. Zoe, 2008) et un roman de Květa Legátová La Belle de Joza (Noir sur Blanc, 2008). Elle a également traduit quelques poèmes avec Alena Meas pour les lectures publiques du Festival de poésie franco-tchèque Boulvart (Paris, mars 2008), et a participé au n° 3 de la revue A Verse pour inaugurer la rubrique Ondes. Elle a aussi traduit un texte de Marcel Černý sur l’histoire des traductions de la Bible en tchèque. Un récit de Božena Němcová est à paraître en 2017.
evrydike.wordpress.com

http://www.radio.cz/fr/rubrique/special/eurydice-antolin-la-traduction-connecte-des-mondes